Altissimus vert du Cerf
1e Laval
La réalisation de cette table a nécessité une phase de préparation. Lors de nos réunions précédant le week-end du 9 au 10 mai, nous avons conçu les plans de la table : ses dimensions, sa forme, le nombre et la taille des pieds, ainsi que les techniques d'assemblage à employer. Nous avons revu ensemble les différentes techniques de froissartage — tenons-mortaises, mi-bois, chevilles — pour que chacun maîtrise les techniques avant de commencer la fabrication. Nous avons également choisi l'utilisation de bois mort car notre table n'avait pas pour but d'être utilisable pendant longtemps. Cela renforce aussi la difficultés du défis car le bois mort est plus fragile, plus cassable.
Lors du week-end de patrouille du 9 au 10 mai, nous avons réalisé une table triangle isocèle de 2x2 m par 1,50 m utilisant plusieurs techniques de froissartage. Nous avons utilisé du bois mort pour ne pas abîmer la forêt avec une table temporaire que nous avons démontée le lendemain matin. Nous avons d'abord creusé trois trous de 20 cm de profondeur pour planter les pieds dans le sol. Les trois pieds faisaient 90 cm de hauteur ; en haut de chacun, nous avons creusé des tenons-mortaises pour pouvoir accrocher les perches latérales. Nous avons ensuite fait des mi-bois sur ces perches pour qu'elles s'emboîtent ensemble, puis nous les avons troués pour les fixer dans les tenons des pieds. Sur l'un des pieds, nous avons réalisé un assemblage avec une cheville à l'horizontale. Enfin, nous avons comblé le milieu par des claies de bois mort. Le tout nous a pris environ 4H. Les difficultés rencontrées ont été la fragilité du bois mort, facilement cassable. Malgré tout, la table supportait un poids humain.
Ce chantier de froissartage a été une belle leçon d'apprentissage et de persévérance. Travailler avec du bois mort, fragile et imprévisible, nous a obligés à faire preuve de précision et de délicatesse à chaque étape. Nous avons compris que les techniques traditionnelles d'assemblage ne sont pas à faire la va-vite: elles demandent rigueur, anticipation et un vrai savoir-faire. Chacun a pu trouver sa place dans ce chantier, selon ses aptitudes — les plus expérimentés guidant les plus jeunes dans la taille des tenons ou la réalisation des mi-bois. Chacun a trouvé sa place dans la réalisation de cette table. Voir la table tenir debout, et même supporter le poids d'un scout, a été une vraie fierté . Ce défi nous a aussi sensibilisés au respect de l'environnement : choisir du bois mort, c'est un geste simple mais qui reflète les valeurs du scoutisme comme le dit l'article 6 de la loi scout: Le scout voit dans la nature l'oeuvre de Dieu, il aime les plantes et les animaux.
Josué B, Cerf, 1e Laval

